L’ordre de montage des pièces: la jupe et la robe

Pour ceux ou celles qui se sont déjà aventurés sur le chemin du patronage, ce article pourrait leur faciliter la vie. Car le fait de créer un vêtement de A à Z est trois ou quatre plus long que de suivre un patron vendu dans le commerce: toutes les étapes sont plus longues et fastidieuses: la réflexion sur le modèle (beaucoup plus long que le choix d’un patron, car les possibilités sont bien plus nombreuses), l’estimation du métrage nécessaire (sauf si l’on dessine le patron avant, mais la plupart du temps je préfère finaliser mon modèle une fois le tissu acheté), le tracé du patron (avec au préalable le tracé de la forme de base qu’on va altérer) et le montage du vêtement (sans notice préalable on hésite beaucoup sur l’ordre des étapes). La dernière partie est encore plus importante car si l’on s’y prend mal, on gâche tout le travail accompli avant. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de rappeler quelques principes généraux:

  • on construit les pièces (avec leurs plis, fronces, fentes, appliques, pattes, pinces et fermetures éclair) avant de les assembler les unes aux autres

  • on entoile les pièces bien en amont pour leur laisser le temps de refroidir à plat

  • on monte le col avant de fermer les cotés

  • on fait le bas des manches et les manches avant de les monter au buste

  • on commence avec la ceinture et on fini avec l’ourlet

Pour prendre l’exemple d’une jupe, voici donc pas à pas ce que vous devez faire:

  1. préparer la ceinture (la couper, l’entoiler et marquer les repères)

  2. surjeter les bords des pièces devant et dos

  3. coudre et repasser les pinces

  4. faire la fente s’il y a une

  5. assembler les deux pièces dos et poser la fermeture éclair

  6. coudre le devant sur le dos

  7. s’il y a une doublure, faire les pinces, les repasser dans le sens opposé au pas numéro 3, assembler le dos avec le devant et surjeter les bords

  8. coudre le jupe sur le dessus de la ceinture et la doublure sur le dessous

  9. retourner l’ensemble, plier la ceinture et surpiquer dans la couture pour maintenir la jupe et la doublure ensemble

  10. ajuster les bords de la doublure au niveau de la fermeture à glissière

  11. travailler la fente et faire l’ourlet de la doublure

  12. coudre l’ourlet de la jupe

  13. finir avec la boutonnière de la ceinture

Si vous souhaitez réaliser une robe, les étapes sont les suivantes:

  1. entoiler le col et les parementures

  2. coudre les pinces et les coucher

  3. coudre la couture d’épaule (et les épaules des parementures emmanchures s’il n’y a pas de manches)

  4. poser le col ou l’encolure

  5. poser la fermeture à glissière

  6. si pas de manches, coudre les parementures sur les emmanchures

  7. s’il y a des manches, coudre les bas et les dessous des manches et préparer la tête des manches

  8. fermer les cotés de la robe

  9. insérer les manches

  10. s’il y a une doublure, coudre les pinces, piquer la doublure sur les parementures, assembler les épaules et les cotés, surjeter les bords, assembler la doublure à la robe au niveau de l’encolure et des emmanchures

  11. finir avec l’ourlet de la doublure et de la robe

Avoir une idée précise de l’ordre de montage nous évite des erreurs et fait gagner du temps. A condition évidemment de bien exécuter chaque étape et de repasser les coutures (fermés et ouvertes) entre chaque étape.

J’espère que ce post vous a plu et n’hésitez pas à laisser vos questions ou remarques dans les commentaires, j’essaierai de vous répondre au plus vite.

Une robe à carreaux

Je traverse une période de sous-consommation de tissus: mes années d’apprentissage couture m’ayant laissé un nombre important de chutes et de coupons, je fais face à des problèmes typiques de notre époque: acheter ou réutiliser, ranger ou jeter, donner ou stocker… Je me fie à mon instinct peu dépensier et je prends l’option la plus économique: utiliser mes chutes en premier, avant d’acheter de nouveaux tissus, même si ces restes de tissu ne correspondent pas toujours à mes envies du moment.

Me voici donc dans une phase d’accalmie post-déménagement. J’entrevoie à travers mes tissus un bout de tartan en coton. Si vous me suivez depuis plus de 2 ans, vous vous souvenez peut-être de mon pyjama en 100% coton biologique, nommé «Miss Baker», qui est devenu mon habit préféré pour les froides nuits d’hiver.

Miss Baker Nuit et Compagnieimg_7201

C’est dans ce coton de chemise, douillet et fin, que j’entreprends de couper une robe de forme simple et de confection facile. Car je suis également dans une période de sous-confection: tout projet de couture est pensé 10 fois avant de sortir les ciseaux. Le manque de temps et mes 4 années de couture me poussent vers des projets qui complètent facilement ma garde-robe quotidienne et aux résultats à peu prés sûrs.

Je n’ai même pas fait de patron pour cette robe, me servant uniquement de mon mannequin. J’ai mis le tissu en biais et j’ai découpé dedans une encolure et des manches. J’ai rajouté 2 carrés sur les cotés pour rallonger la jupe et une fois finie, j’ai créé le pli derrière pour absorber le surplus de tissu.

Ce n’est pas d’un raffinement fou mais j’aurais du plaisir à porter cette robe. Heureusement pour les photos, j’ai réussi à la finir avant le Grand Froid.

Et vous, avez-vous changer votre façon de coudre avec le temps?

img_8880

img_8899

 

img_8913

img_8915

La robe rose bonbon

Cette robe vient d’une envie de coudre la soie, matériau difficile et trompeur, mais aux qualités indéniables: été comme hiver, une robe en soie fait toujours son effet.

Je voulais une robe d’inspiration années folles, d’une forme fluide et pas trop apprêtée. Le seul détail un peu précieux est la bordure de dentelle en bas, coupée en forme de vagues.

C’est une robe qui est définitivement trop large pour moi, je pourrais peser 150kg et je rentrerais toujours dedans, car quelque part dans mes calculs j’ai un peu forcé sur les centimètres. Mais bon, avec un pull et une ceinture par dessus, le trop de largeur pourrait être dissimulé.

J’avais envie de vous la montrer car même un défaut peut avoir son intérêt. Je pense que j’étais trop confiante et enthousiaste (j’avais passé un certain temps à choisir le soie et la dentelle) mais n’avais pas assez de temps pour confectionner cette robe. Finalement il ne faut pas viser un résultat trop ambitieux, mais avancer petit à petit.

Je suis contente de pouvoir revenir sur le blog. Après une absence de quelques mois, j’ai enfin trouvé le moment de faire des photos et d’écrire. C’est peut être un post qui suscitera moins d’intérêt qu’un tutoriel de patronage, mais c’est le seul que j’avais l’énergie d’écrire.

Et vous, auriez-vous envie de lire des formules mathématique ou plutôt voir des photos?

IMG_8848

IMG_8825

IMG_8813

IMG_8798

La longue vie d’une chemise

J’en suis à mon 5ème upcycling de chemise d’homme, l’exercice commence à bien me plaire. Plisser la chemise, lui mettre des volants, la tourner la tête en bas, on peut faire subir un tas des transformations à une chemise.

J’ai pris comme base de travail une chemise d’homme en chambray assez épais:
IMG_8543

Première chose, lui enlever le col usé et couper les manches comme à un débardeur.
IMG_8544

Récupérer le poignet en le coupant en triangle du reste de la manche :
IMG_8545

Épingler le poignet ainsi découpé sous l’emmanchure.
IMG_8546

Et le coudre par un point zig-zag (moins de risque de rater la surpiqûre)
IMG_8554
IMG_8561

Plier la manche restante comme une enveloppe
IMG_8548

L’ épingler au bas de la chemise pour la rallonger
IMG_8549

Coudre les deux manches et les repasser
IMG_8553

ça donne une fente en V à l’arrière
IMG_8558

Le devant étant légèrement plus court, j’ai attaché les deux pattes de boutonnage par une couture simple.
IMG_8564

Vue de coté:
IMG_8571

Et ça c’est moi qui profite de la douce lumière d’un soir d’été.
IMG_8589
IMG_8604

https://flic.kr/p/JZbA7o
IMG_8658
IMG_8694

Inutile de dire que l’entreprise a été amusante, et surtout efficace, car en peu de temps je me suis octroyé une nouvelle robe pour zéro budget supplémentaire et pour zéro déchet. Vous pouvez voir d’autres idées de recyclages par ici.

Robe pour un soir d’été

Ce morceau de soie en dégradé m’attendait depuis plus d’un an dans un tiroir. Il a fallu un mariage et une envie soudaine de m’attaquer aux matières difficiles pour me remettre à coudre.

Je n’avais plus touché ma machine depuis septembre dernier, trop prise dans mon nouveau travail. Heureusement, de temps à autre, les contraintes (ne pas trouver une belle robe à son goût) nous poussent à nous décider.

J’ai eu un mal fou pour m’arrêter sur un modèle, j’avais beaucoup trop d’idées: des dizaines d’images collectionnées pendant des années sur mon tableau Pinterest reflètent mon penchant pour la dentelle.

Je suis partie d’une ligne simple (robe droite à taille élastique) qui donne déjà un caractère moins rigide et cérémonieux à une matière déjà noble. J’ai coupé ensuite un rectangle dans la dentelle que j’ai positionné en biais pour créer des longs plis au niveau des épaules.

Le modèle me semblait simple et j’ai commencé l’assemblage avec optimisme. Comme d’habitude, la simplicité avec la soie est seulement apparente car les finitions nécessitent une couture lente et soigneuse.

Robe finie à J-1 et photographiée le jour J, avant de partir, sous le gris menaçant des orages tellement fréquents en ce mois de Juin.

Et dans ma poussée de fièvre créatrice, j’ai fini une deuxième robe, toujours en soie et dentelle que je vous montrerai, je l’espère, bientôt.

IMG_8453

IMG_8472

IMG_8497

IMG_8510

IMG_8512

Faire un patron sur mesure avec « mode pour lol »

Comme je disais dans mon précèdent post, je suis tombée sur les vidéos « mode pour LOL » très visuelles et accessibles, et j’avais envie d’essayer la méthode de patronage du buste. J’étais déjà contente de mon premier essai, avec la méthode Gilewska, mais comme ça faisait un moment que je ne m’étais pas amusée avec les calculs, j’avais envie de recommencer à dessiner des patrons.

La méthode de « mode pour lol » rajoute l’aisance aux mensurations avant de diviser le tout par 2 ou par 4. L’avantage c’est qu’en finissant, on n’a plus besoin d’une étape supplémentaire car le patron est déjà bon à essayer. Ensuite il y a quelques raccourcis qui facilitent la tâche de construction, par exemple les mesures standards pour l’encolure et la pince d’épaule. Dans la méthode Gilewska, ces mesures nécessitent des calculs supplémentaires, mais ensuite peu d’ajustements.

La vidéo mode pour LOL est facile à suivre et la partie essayage est très bien expliquée. Niveau calculs, je dirais que la difficulté est un peu égale à la méthode Gilewska, on finit par y arriver et si on n’y arrive pas, c’est à cause d’une mauvaise prise de mesures (il y a également un chapitre dédié à ce sujet). J’ai apprécié ce conseil de commencer par un dessin à échelle réduite, et de noter tous les calculs, histoire de retrouver les éventuelles erreurs. J’ai dessiné mon patron sur une papier tissé quadrillé, que je vous recommande vivement pour les patrons de base. En plus on peut les coudre et épingler, et éviter l’étape du transfert sur du tissu. Lors de l’essayage, j’ai modifié uniquement la pente des épaules, le reste étant parfait.

snapshot


snapshot3


snapshot1


snapshot2


snapshot4


snapshot5

snapshot6

Vous trouverez cette méthode en libre accès ici (avec des sous-titres en anglais).

Dans le DVD, vous trouverez également comment faire le patron de base d’une jupe et d’un pantalon, plusieurs chapitres dédiés aux manches et comment transformer les patrons de base en différents modèles. Suite à mon expérience, je ne peux que vous le recommander.

La Haute Couture en 2016

J’entame ce post après avoir regardé avec beaucoup d’avidité les défilés de la dernière saison de haute couture qui s’achève cette semaine. Je pense que deux fois par an, on doit se faire plaisir et se balader dans l’univers exquis d’une poignée des maisons qui excellent dans l’art et l’artisanat. A propos d’art, Viktor & Rolf ont séduit la presse une fois de plus avec leur robes-tableaux cubistes. Leur chemin semble bien distinct des autres, je me demande si leurs créations ne sont pas plutôt faites pour la presse ou les musées, que pour les femmes.

Mon coup de cœur de cette année va une fois de plus du coté des maisons italiennes.

Avec Valentino, on entre dans le luxe et la volupté. Les velours brodés d’or, la maille dorée et la transparence des robes blanches de nymphes ne sont qu’une invitation à la séduction. D’ailleurs le serpent sur la tête ne fait qu’amplifier cet effet.

_val0047_jpg_5469_north_1382x_black_val0211_jpg_6396_north_1382x_black_val0752_jpg_6644_north_1382x_black_val0909_jpg_976_north_1382x_black_val1080_jpg_1886_north_1382x_black_val1119_jpg_6891_north_1382x_black

Pas loin du même esprit, Alberta Ferretti nous emmène dans les années 30 et l’art déco, avec tous les codes de la femme fatale: la fourrure, la dentelle et le serpent (encore!).

04_jpg_4595_north_1382x_black16_jpg_4906_north_1382x_black

Chez Giambattista Valli, les robes sont plus courtes et moins destinées au tapis rouge. J’aime particulièrement le volume des manches, les broderies colorées et les décolletés sophistiqués.

_gia0114_jpg_1766_north_1382x_black_gia0438_jpg_9748_north_1382x_black

Ulyana Sergeenko continue son chemin sereinement et grandit dans l’estime des journalistes à chaque défilé. Cette année, sa collection est un mélange punk et déstructuré de codes militaires, slaves et contemporains. J’aime beaucoup les bottes et les sacs poisson.

kim_0142_jpg_3096_north_1382x_blackkim_0635_jpg_1195_north_1382x_black

Ceci est ma sélection couture de ce janvier 2016. Dommage qu’on ne connaisse pas aussi les coups de cœur des heureuses clientes de haute couture.

Inspiration couture 2015

Ces derniers mois, mes posts se sont faits rares…un travail à temps plein, une famille avec deux enfants, et les heures passées à la machine à coudre ou à écrire sont devenues introuvables…et on se rend vite compte que le temps file à toute allure, les semaines et puis les mois, sans nous faire avancer sur le chemin qu’on croyait avoir pris…mais nous sommes en périodes de fêtes et je ne vais pas m’assombrir de tout ce que je n’ai pas pu faire mais plutôt m’ouvrir vers l’avenir et ses nouveaux projets.

En attendant, j’ai vous ai concocté une petite sélection des travaux de couture réalisés par des talentueuses couturières, venant de quatre coins du monde. L’ordre est absolument aléatoire.

De Canada, la Petite Josette coud patiemment mais sûrement des tenues colorées et pleines d’humour. Pour elle, ce n’est pas la productivité qui compte mais la qualité du résultat, et du coup ses créations semblent à la fois atemporelles et fraîches.
1_Petite Josette - III_3769 - Summer Dress - by Brice Ferre Studio
2__6642 - Petite Josette Sewing Projects -er

De Norvège, Nina déverse son excès de créativité sur la création des vêtements. Sur son blog on peut télécharger des patrons faits par elle-même. J’aime son style preppy avec des touches de couleurs:
3_notetoself
4_notesoselfa-line_woolskirt_05_l-1000x667

De Japon, Chie a crée sa ligne de vêtements «Vivat Veritas» en complète autodidacte. Tout est fait à la main et son style mélange féminité et innocence.
5_BurdaStyle-Parka-09-2012-129-by-Vivat-Veritas
6_vivatveritas1T3C3829

De Pologne, Mustikka coud des vêtements simples et graphiques qui vont très bien à son style tomboy d’une apparente austérité.

7_mustika21.
8_mustikka1.

De Californie, Jade partage ses inspirations mode et ses tutoriels de couture dans un style street et sexy très west coast. J’affectionne surtout ses créations en cuir.

9_Untitled-4_zpsd000a22a
10_jadeUntitled-3_zpsmcas5zfk.jpg~original

Du Liban, Sabrina partage ses créations personnelles et propose des cours de couture dans son atelier. J’aime sa palette qui va du glamour années 50 au sportswear chic des années 2000.

11_sabrinaIMG_0308
12_sabrinaIMG_2878

De Suisse, Miushka vient de créer son blog couture après avoir partagé ses réalisations sur Instagram. Je l’ai découverte en participant au concours «the refashioners 2015», que Miushka a gagné avec sa chemise transformée en pantalon. Son blog suit l’apprentissage d’une débutante pleine de talent.
13_miusha2
14_miuska

En vous souhaitant une fin d’année plein d’amitié, d’amour et de sérénité, et des moments coutures tant que vous en voudrez.

Couture à la main

Sans avoir la prétention de vous faire découvrir quelque chose de nouveau ou d’inédit, il me semble important de traiter le sujet de la couture à la main dans un blog de couture.
Dans tous les livres de couture que j’ai eu entre les mains, il y a bien un chapitre sur la question. Néanmoins, si vous faites comme moi, c’est-à-dire si vous ne le lisez pas (car vous avez bien sûr une machine à coudre, et peut être même une surjeteuse et une recouvreuse), un jour, vous vous rendrez compte à quel point cette technique est importante.
Car des fois, c’est bien plus rapide de coudre à la main qu’à la machine (qu’il faut monter, brancher, enfiler, choisir la bonne aiguille et la tension, ranger,…), et d’autres fois, c’est la seule option qui se présente (pour coudre des plis ou des ourlets invisibles) ou la plus soignée (on contrôle mieux sa main que la machine).

Pour faire le recueil des principaux points à la main, j’ai choisi le livre de Reader’s Digest «Le Guide Complet de la Couture», édition 1976.

IMG_20151120_0006

Le point arrière

C’est un point solide qui peut servir à attacher des poches ou des fermetures éclair à la main. On travaille de droite à gauche. On pique en arrière de la sortie du fil de la précédente couture. Ça forme des petites boucles qui empêchent le fil de se casser. Pour finir un point arrière, on fait un petit point sans serrer le fil et un deuxième petit point plus grand par dessus, en sortant l’aiguille par la boucle du premier point. La figure ci-dessus vous montre comment. pointarrière

Le point de piqûre
C’est une variante du point arrière, il ressemble au point machine et peut servir à assembler des pièces ou pour faire des surpiqûres (les ourlets des jeans par exemple). Les points sont très rapprochés et doivent être tous de la même longueur.

pointdepiqure

Les points d’ourlet

Ici on distingue deux types de points:

Le point glissé/coulé qui est solide et presque invisible. On travaille toujours de droite à gauche. On glisse l’aiguille entre les deux épaisseurs, en prenant uniquement quelques fils de chaque couche.

Le point de chausson qui fixe le tissu tout en laissant une certaine marge de mouvement. Il est plus exposé aux frottements et donc plus fragile. On travaille de gauche à droite avec l’aiguille orientée vers la gauche. A chaque point, le fil se croise sur lui-même.

pointdourlet

Les points d’ourlet invisible
Sont les mêmes que pour les points d’ourlet mais on coud à l’intérieur des deux épaisseurs. Le point se trouve sous le bord du tissu comme dans la figure suivante.

pointdourletinvisible

Le point glissé ou la couture invisible

On l’utilise pour appliquer une pièce sur une autre (attacher une doublure à une veste ou des poches), ou pour faire une couture qui se glisse entre deux épaisseurs de tissu (entre deux plis). pointglisse

Le point d’ourlet oblique ou vertical
Le premier est un point rapide mais un peu fragile.
Le deuxième est un peu plus résistent, il est utilisé pour fixer des biais ou des doublures.

pointverticaletoblique

J’ai choisi les points que j’utilise le plus. N’hésitez pas à me dire si vous préférez d’autres points de couture à la main. Et faites un tour chez coupe-couture, les explications y sont très bien.

 

Une robe kimono

Je ne couds pas très souvent de la soie…c’est une matière qui m’échappe, qui glisse, qui m’angoisse parce que coûteuse… Pourtant j’ai très envie d’en porter. Du coup, ça m’arrive d’acheter des coupons et de les laisser tapisser mes tiroirs pendant de longs mois, jusqu’au jour de grand rangement où, pour faire de la place, je m’occupe de mes vieilles acquisitions.

J’ai trouvé cette soie imprimée au Marché Saint Pierre, et je pensais me faire un pyjama ou une robe longue. Seulement voilà, 12 mois plus tard, je trouve l’imprimé moins joli qu’avant, et j’ai décidé de le cacher dans de multiples plis.

Sans patron, ni rien, j’ai coupé trois grands rectangles, un pour le buste et deux pour les manches, j’ai prévu une longue écharpe en guise de col et le bord franc comme ourlet.

Très peu de temps après, ma robe kimono était prête pour essayage. J’étais complètement noyée dans les trois mètres de tissus et j’ai eu du mal à attacher ma ceinture à cause des manches très larges. Mais une fois mon obi en place, j’avais l’air de venir de très loin. Très agréable à porter, cette robe est un brin théâtrale. Je n’entrevois toujours pas d’occasion de la porter et j’hésite de mettre le mot «réussite» tout comme celui de «raté» dessus. Je disais bien que la soie m’échappait…

IMG_8157

IMG_8161IMG_8162

IMG_8171IMG_8172

IMG_8164

Une chemise à volants

Après des vacances complètement déconnectées au milieu des montagnes, je retrouve petit à petit l’envie de me remettre à mes activités habituelles. Néanmoins, le retour à la réalité de la rentrée reste difficile, d’où mon post très synthétique.

Après avoir transformé une chemise d’homme dans un top dos-nu, je suis passé à l’extrême simplicité avec cette deuxième transformation: elle est moins radicale mais plus passe-partout.

Pour commencer, j’ai coupé un petit chemisier dans la chemise d’homme.
IMG_7894

J’ai coupé les manches en longueur pour récupérer les parties du dessous. IMG_7896

Voici tout ce que j’ai gardé du vêtement initial:
IMG_7897

J’ai mis bout à bout les morceaux coupés dans les manches et les ai cousus ensemble. IMG_7898

IMG_7899

Je les ai froncés pour obtenir des volants que j’ai ensuite épinglés sur le buste. IMG_7900

IMG_7901

Et après un petit tour dans le quartier, une photo de face et une de dos, merci, bonsoir et à bientôt. IMG_7999

IMG_8044

Une transformation d’été

Voilà un bon moment que mes articles tournent autour de la géométrie et prennent un air un peu trop sérieux.

J’avais envie de partager avec vous des choses un peu plus légères et inspirantes. Les projets de couture estivales prennent a priori moins de temps que leurs équivalents hivernaux, mais en réalité, il se trouve que je couds beaucoup moins en été. On est moins enclin à pratiquer des activités casanières comme la couture, et plus occupé à organiser les vacances, à faire le grand ménage pour inventorier et vendre/jeter tout le surplus de l’année.

Je voulais donc me rattraper avec un projet facile, une transformation rapide et maligne qui me réconcilierait avec ma vie de blogueuse occasionnelle. Quand j’ai pu récupérer sans grand effort deux chemises d’homme, blanches, je me suit dit que la tache allait être facile et intéressante.

Pour la première chemise, la transformation est assez radicale.

Pour commencer, j’ai enlevé le col et un des poignets qui étaient fort usés.
IMG_7679

J’ai coupé la chemise horizontalement au niveau du buste et j’ai récupéré tout le bas et les deux petits morceaux du devant.
IMG_7684

IMG_7685

J’ai commencé à créer des plis avec le grand morceau du bas. Pour plus de facilité, je l’ai moulé sur mon mannequin pour reproduire la forme du buste. La difficulté a été de créer des plis équilibrés et j’ai dû recommencer à plusieurs reprises pour arriver à la bonne largeur et au bon nombre. Puis, j’ai cousus les plis du haut jusqu’à la taille.
IMG_7687

IMG_7689

IMG_7690

L’ancien pied de col a été recousu sur les plis et se ferme derrière le cou.
J’ai recousu les deux petits morceaux du devant ensemble, pliés et attachés sur le poignet non-usé.
IMG_7693

IMG_7694

L’idée était de tirer profit et de mettre à l’honneur la patte de boutonnage de la chemise. On la retrouve sur les côtés, et sert à attacher le devant avec la partie du dos. J’ai déplacé juste deux boutons, et le tour était joué.

IMG_7695

La voilà portée. La chemise étant un peu transparente, les plis la rendent opaque sur les endroits stratégiques.

IMG_7926

IMG_7918

IMG_7921

IMG_7927

IMG_7946

IMG_7955

IMG_7961

IMG_7967

Vous verrez le résultat de la deuxième transformation à la rentrée. En attendant, je vous souhaite un bel été, plein d’inspiration et de couture.